Après les pics d’augmentation spectaculaires constatés ces deux dernières années (jusqu’à 20% de hausse en 2011), le marché de l’immobilier dans la capitale se calme enfin, voire il entamerait une période de recul. Selon les prévisions des spécialistes du secteur, les propriétaires franciliens pourraient voir la valeur de leur bien chuter de 5 à 10 % selon les zones d’ici la fin de l’année.
Un déclin qui s’expliquerait notamment par un contexte économique peu enthousiasmant, la disparition de certaines aides de l’Etat (suppression du PTZ+ dans l’ancien, l’augmentation de l’imposition sur les plus-values sur les résidences secondaires) et une plus grande frilosité des banques pour accorder des crédits. La conjugaison de ces facteurs entraînerait une baisse des transactions, et donc des prix. S’ajoute à ce tableau, une année d’élections présidentielles, périodes qui ralentissent traditionnellement la dynamique du marché.
La prudence reste de mise
Néanmoins, si cette annonce est de bon augure pour les futurs acheteurs, elle est aussi très relative. Le repli de 1% seulement prévu par les notaires pour le premier trimestre 2012 ferait économiser sur le prix moyen du mètre carré parisien… moins d’une centaine d’euros pour passer ainsi de 7 885 euros au 1er février à… 7 807 euros. Une baisse certes, mais encore quasi symbolique. En imaginant même que le recul atteigne les 10 % cette année, un maximum selon les indicateurs, l’impact sur le marché parisien resterait limité. La tendance existe bel et bien mais elle est sur une pente douce et les pronostics, quant à son évolution, restent incertains.
En revanche, si Paris résiste généralement bien, le reste de la France risque d’être davantage concerné par cette tendance baissière si elle se confirmait. Plusieurs villes de province montrent déjà, depuis l’été dernier, une inflexion comme Strasbourg (-10%) ou Lille (-5%).
Source : ©2012 - Gererseul.com

Le dispositif Duflot démarre timidement ...



