"Les ventes de maisons neuves chuteront de 10% en 2011"


Après un net rebond en 2010, le marché des maisons neuves marque le pas. En cause : la remontée des taux d'intérêt et un Prêt à taux zéro + sans aucun effet sur le secteur, explique Christian Louis-Victor, président de l’Union des maisons Françaises. Pour enrayer la baisse des ventes, les constructeurs adaptent leurs prix.


Christian Louis-Victor
Christian Louis-Victor
Capital.fr : Alors que les ventes des promoteurs immobiliers reculent depuis plusieurs mois, le marché des maisons neuves est-il aussi en train de se retourner ?
Christian Louis-Victor : Les ventes de maisons neuves vont chuter de 10% en 2011 à 165.000 unités. La remontée des taux d’intérêt plombe évidemment le pouvoir d’achat des primo-accédants qui représentent près de 90% des acheteurs de maisons. Le marché souffre surtout d’une baisse sans précédent des aides de l’Etat. En favorisant l’achat dans les grandes agglomérations, le nouveau Prêt à taux zéro +, ne profite pas du tout aux acheteurs de maisons individuelles. Ce nouveau dispositif s’apparente davantage à un PTZ- qui plombe le marché du logement en zone rurale et en périphérie des grandes villes.

Capital.fr : Quel est l’impact de ce ralentissement sur les prix ?
Christian Louis-Victor : Face à la baisse des ventes, les constructeurs réduisent leurs marges et adaptent leurs process de fabrication afin de baisser leurs coûts. Actuellement, une maison type de 105 mètres carrés est commercialisée entre 105.000 et 110.000 euros. Soit 10% de moins qu’il y a deux ans ! Mais nous ne pourrons pas maintenir des tarifs aussi bas longtemps. Dès 2013, tous les logements neufs devront être labélisés basse consommation énergétique. Or, à ce jour, les conditions de solvabilité sont telles que seul 20% des maisons peuvent être commercialisées avec les nouvelles normes de performance énergétique.

Capital.fr : L’alourdissement de l’imposition sur les plus-values risque-t-il d’accélérer la chute des ventes de maisons neuves ?
Christian Louis-Victor : L’impact sera très limité. En effet les résidences secondaires – les seules à être concernées - ne représentent que 2% du marché des nouvelles maisons. D’après les notaires, les propriétaires conservent, par ailleurs, leurs résidences près de 26 ans en moyenne. Cette réforme, qui permettra désormais d’être exempté de plus-value au bout de 30 ans, ne risque donc pas de dissuader les acheteurs.

Source : Guillaume Chazouillères pour © Capital.fr


 



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