Les nouvelles fêtes de villages



Les nouvelles fêtes de villages
Les 10 et 11 septembre dernier, la ville de Libourne fêtait les années 70 avec parade costumée, spectacle de musique et de danse, défilés de mode, ateliers de maquillage très flower-power. Pour l’occasion, un véritable «hippie village» y avait été installé proposant produits bio, disques vinyles, friperie et mobilier vintage. 

Hier, lorsqu’elles voulaient organiser des fêtes, les villes puisaient allégrement dans leur patrimoine et leur culture, histoire de séduire les touristes et de leur rappeler leurs particularismes. Il en va tout autrement aujourd’hui. 

D’abord, parce que chaque ville, aussi petite soit elle, cherche à faire parler d’elle et, pour y parvenir, privilégie les événements atypiques et « en rupture » avec les habituelles festivités devenues toutes plus ou moins interchangeables. 

Ensuite, parce qu’en imaginant les fêtes qui vont les animer, les municipalités veillent plus qu’hier à n’exclure personne. Chaque animation devient ainsi une opportunité pour souder les liens entre leurs différents habitants, voire entre les différentes générations, autour d’un moment partagé. 

A Libourne, à chacun sa manière de s’approprier les années 70 et ses références. Ceux qui les ont vues de loin, ceux qui les ont vécues et ceux qui les consomment sur le mode du vintage se retrouvent au son des mêmes airs et autour des mêmes esthétiques. L’important est que chacun puisse s’approprier l’événement et se fabriquer un souvenir. 

Le festif mis au service du lien social. L’évolution n’est pas anodine. 

Patrick Chappey, fondateur de Gererseul.com



 



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