La fiabilité des diagnostics énergétiques contestée


Selon une enquête de l'UFC-Que Choisir, une même maison peut être classée en C, D ou E selon l'entreprise qui réalise le DPE. "Effarée", l'association demande l'intervention des pouvoirs publics.


(Cr © Fotolia)
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Un mois après la CLCV, c'est au tour de l'UFC-Que Choisir de pointer du doigt les dysfonctionnements du diagnostic de performance énergétique (DPE), dans une enquête aux résultats "effarants".

En fonction de l'entreprise qui le réalise, une même maison peut être classée en C, D ou même E. Un constat d'autant plus "inquiétant" pour l'association de consommateurs que le DPE conditionne le montant du nouveau prêt à taux zéro. "Sur quatre maisons visitées par 16 diagnostiqueurs, deux maisons ont été classées dans pas moins de trois classes énergétiques différentes, une a été classée dans deux étiquettes différentes, une seule s'étant vue attribuer la même étiquette énergétique par tous ces 'professionnels'", écrit l'UFC-Que Choisir. "Une des maisons enquêtées a été classée, selon les diagnostiqueurs, en C, D ou E, avec une estimation de consommation de 134 kilos Watt heures (kWh) à 244 kWh par m2 et par an, soit une facture annuelle variant de 1000 à 1800 euros!", poursuit l'association de consommateurs.


Classement aléatoire

L'UFC-Que Choisir précise que ces résultats sont le fruit d'une réactualisation en 2011 d'une précédente enquête menée en 2008 au terme de laquelle l'association s'était déjà "indignée du caractère aléatoire du classement". L'association appelle les pouvoirs publics à "adopter sans délai des mesures techniques pour fiabiliser les DPE" et à "rendre opposable le DPE entre l'acheteur et le vendeur pour que la responsabilité du diagnostiqueur puisse être engagée en cas de diagnostic erroné".

Depuis le 1er janvier, toutes les annonces immobilières doivent afficher les résultats du DPE, le non-respect de cette obligation étant passible de sanctions judiciaires. Le DPE était déjà obligatoire depuis 2006 pour les ventes de logement et depuis 2007 pour les locations. Il permet de connaître les consommations d'énergie, leur impact sur l'effet de serre, responsable du réchauffement climatique, et de favoriser leur maîtrise, en classant les biens en sept catégories de A (50 kWh/mètre carrés/an, soit 250 euros de dépenses) à G (450 kWh/m2/an, 2.250 euros).



Source : L'Expansion.com







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