La CAPEB inquiète du plan de rigueur


Suite à l’annonce du plan d’austérité impactant notamment l’immobilier, la CAPEB, Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment, n’a pas tardé à réagir.


La CAPEB inquiète du plan de rigueur
« La lutte contre les déficits publics ne doit pas nuire aux activités qui alimentent la croissance et l’emploi, tel l’artisanat du bâtiment », prévient Patrick Liébus, président de la Confédération. Après avoir salué la « volonté du gouvernement de lutter contre les déficits publics » tout en préservant le moteur de la croissance, la CAPEB met en garde le Gouvernement : « Nous avons été entendus sur notre principal cheval de bataille puisque le gouvernement n’a pas touché à la TVA minorée dans le logement. Rappelons que la TVA à 5,5 % nous a permis de créer plus de 50 000 emplois depuis sa mise en place. Sa suppression entraînerait une baisse d’activité de 4,8 milliards d’euros pour la filière construction, et la perte de 40 000 emplois ».

Elle regrette ainsi le coup de rabot de 10 % appliqué au dispositif Scellier et sur le crédit d’impôt développement durable. « En touchant au crédit d’impôt développement durable, c’est toute l’architecture et la dynamique du Grenelle de l’Environnement qui vont subir le contrecoup d’une nouvelle diminution de l’enveloppe fiscale. Attention à la répétition des signaux négatifs qui vont inciter les particuliers à la prudence et à l’attentisme en matière d’économies d’énergies. C’est dans ces activités prometteuses que se nourrissent la croissance et donc l’emploi ! », martelle Patrick Liébus.

Dernier point soulevé par la Confédération : la limitation de l’exonération des charges sociales sur les heures supplémentaires. Celle-ci risque d’entraîner « un renchérissement mécanique du coût du travail, à l’heure où les artisans sortent à peine de la crise ». Pour mémoire, l’artisanat du bâtiment, 1er employeur de France, est « très sensible aux changements de fiscalité dans le domaine de la construction neuve et de la rénovation – marché détenu à 68 % par les artisans ».

Source : Empruntis.com





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